Il est des services qui participent directement à la qualité de la vie quotidienne de nos
concitoyens et qui sont pourtant tout difficilement pris en charge par l’initiative privée.
Il en est ainsi de la culture, qui se mue en simple divertissement lorsqu’elle n’est guidée
que par des considérations commerciales.
C’est pourquoi les collectivités se doivent également d’intervenir dans tous les domaines
qui participent à la qualité de vie. On peut néanmoins s’interroger sur la vocation de la
Région à s’impliquer dans ce domaine qui relève principalement de l’action des structures de
proximité comme les communes et des intercommunalités. Ici comme ailleurs, la région ne doit
pas rechercher à soutenir tout ce qui est intéressant dans une logique de saupoudrage. Elle
doit au contraire concentrer son action sur des projets structurants qui ne pourraient pas
émerger sans son intervention.
Une université populaire régionale pour l’instruction et le lien social
En matière culturelle, nous proposons ainsi la création d’une université populaire
régionale, qui pourrait proposer sur les territoires un large éventail de cours, de
conférences et d’activités à destination de l’ensemble de la population jeune, adulte et
âgée.
Ces universités populaires détermineraient leur programme de manière autonome, en
complémentarité avec l’offre de loisirs locale existante. La région leur apporterait un
service de tête de réseau (personnes ressources, appui logistique et méthodologique …) ainsi
que la mise à disposition de locaux et notamment les salles de cours des lycées. Outre le
service appréciable que cette université populaire rendrait aux Francs-Comtois en termes de
développement culturel et de lien social, son accueil dans les lycées présenterait un
symbole fort d’ouverture des établissements scolaires sur la société et adresserait un
message pédagogique à nos jeunes leur indiquant que l’instruction est un bien précieux qui
concerne tous les âges de la vie.
L’internet territorial
Internet est devenu en un peu plus d’une dizaine d’années un support de socialisation et de
communication indispensable et irremplaçable. Le web 2.0 n’a encore eu jusqu’ici que peu
d’effets sur la vitalité des territoires, ne créant du lien et des échanges qu’au sein de
communautés d’intérêts ou linguistiques. Rien ne s’oppose toutefois à favoriser l’émergence
d’un « internet franc-comtois » à base de sites interactifs, de blogs institutionnels et de
portails de référencement.
Un peu de volonté politique devrait suffire à encourager les usages locaux de l’internet. La
région pourrait inciter ses partenaires à se doter d’une vitrine « 2.0 » ainsi qu’à en
produire elle-même dans une logique de renouvellement de la démocratie locale (organisation
de débats citoyens, ouverture de certains rapports aux commentaires …)
D’une manière générale, en complément de notre politique de développement des réseaux haut
débit, nous souhaitons que soit lancé un appel à projets ambitieux pour le développement des
usages des technologies numériques au service du lien social et de l’animation des
territoires.
De la vie associative à l’économie des loisirs
Conformément à la priorité que nous entendons donner à l’emploi, la politique de la région
en matière culturelle, sportive ou de vie associative s’exprimera de préférence par une
politique d’emplois aidés destiné à satisfaire des besoins sociaux qui ne peuvent pas être
financés par le seul marché.
Il ne s’agira donc pas seulement de soutenir des structures ou des projets mais de favoriser
l’émergence d’un secteur d’activité à part entière, une « économie des loisirs ». L’action
de la région sera ici guidée par un souci de professionnalisation des activités et de
solvabilisation (au moins partielle) des emplois créés.











