alliance écologie

L’écologie ne doit pas seulement être un alibi pour les partis politiques en mal de projet,
qui cherchent à profiter d’un thème à la mode. Elle ne doit pas simplement se traduire par
des discours incantatoires, des réalisations symboliques, des effets d’affichage à base
d’inscriptions budgétaires flatteuses et des budgets dépensés sans discernement.
L’écologie du Mouvement Démocrate et de son allié dans ces élections, l’Alliance écologique
indépendante, est une écologie réaliste et exigeante qui doit produire des résultats
concrets et structurants.
Que l’on croit ou non à la réalité du changement climatique, à l’épuisement prochain des
ressources fossiles ou à l’impact sur la santé des modes de production les plus
productivistes, la mutation écologique est une ardente obligation. Nous devons convertir nos
modes de production, de consommation et de déplacement vers des usages économes de
ressources et respectueux du long terme, parfaitement compatible avec le  développement
économique et même gage de notre qualité de vie. Il en va de la sécurité de notre modèle de
civilisation.
Nous convoquerons pour commencer un « Grenelle régional de l’agriculture » pour définir une
stratégie qui se proposera pour objectif, de protéger les terres agricoles, la
régionalisation de la PAC, la diversification de la production, la mise en place des
circuits courts producteurs-consommateurs, le développement du maraîchage périurbain. Les
fruits et légumes sont composés de plus de 90% d’eau. Transporter cette eau en brulant du
gaz-oil est abérrant ; ces productions seront pour l’essentiel relocalisées.
La Région s’engagera de manière forte dans la planification territoriale afin de mettre un
terme à l’étalement urbain et à la consommation de terres agricoles par la
péri-urbanisation. Il en résultera une organisation des territoires davantage économe en
déplacements où il sera effectivement possible d’organiser des transports collectifs. Nous
entendons également promouvoir le stockage du carbone par la protection des forêts et des
haies et l’usage du bois dans la construction. Le bois c’est non seulement le bois d’œuvre
et le bois de chauffage mais aussi la laine de bois isolante. A l’image de la Suisse, les
PME comtoises devraient être capables de développer ces activités. Nous poursuivrons
naturellement l’effort de la région en faveur des énergies renouvelables, au premier rang
desquelles la géothermie profonde.
La région accompagnera les entreprises dans les investissements destinés à l’efficacité
énergétique, aux changements de procédés pour se libérer des énergies carbonées, au
développement de nouvelles technologies… Tous les systèmes d’aides aux entreprises se
verront imposer des critères environnementaux stricts car une industrie durablement
compétitive au 21ème siècle ne peut qu’être exemplaire en termes de consommation des
ressources et de propreté de ses rejets.
Les politiques de formation mettront l’accent sur les métiers de l’économie verte afin de
favoriser l’émergence de ses filières qu’il conviendra aussi de solvabiliser par des
soutiens sectoriels.
Nous rétablirons le foisonnement perdu de la nature dans notre région : reconquête de  la
biodiversité dans les systèmes agraires, aménagement des structures linéaires  monotones
pour les rendre perméables aux flux biologiques, développement des réserves naturelles
régionales en complément des protections nationales.  Enfin, nous  mobiliserons des moyens
pour un des enjeux clés de l’avenir à savoir la préservation qualitative et quantitative de
la ressource en eau et la renaturalisation de tous nos cours d’eau.
Nous tâcherons de faire de « nos » lycées, des vitrines de l’excellence environnementale de
notre région. Ils deviendront des lieux harmonieux et sains, par les matériaux utilisés,
l’aspect des bâtiments et leur insertion dans la cité, ainsi que par une restauration de
qualité, alimentée par les filières locales, essentiellement bio.
Enfin, nous conduirons via notre politique d’aménagement du territoire, une politique
ambitieuse de reconquête du paysage, y compris du paysage urbain et des entrées de villes
saccagées par les publicités et les zones commerciales.